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  • Title: L’accaparement des Terres ou Comment la loi Expulse les Gens de Leurs Terres | oaklandinstitute.org
    Descriptive info: L’accaparement des Terres ou Comment la loi Expulse les Gens de Leurs Terres.. July 4, 2012.. Source:.. Pambazuka News.. View Original.. Tomaso Ferrando.. Pervertissant la vision classique du rapport de pouvoir public/privé, certains pays africains ont repris à leur compte le slogan d’un journal de l’Europe de l’Est lors d’une visite du Chancelier allemand en 1999 : "Nous pardonnons aux Croisés et attendons les investisseurs".. [1] Comme l’a souligné Ulrich Beck " dans un contexte global où le capital est libre de circuler sans restriction et où la compétition entre pays est la règle plutôt que l’exception, la menace ne provient plus du risque d’être absorbé par le paradigme dominant, mais bien plus d’en être ignoré".. Il n’est donc pas surprenant que, restreints aux plans économiques et idéologiques, les participants à la compétition globale pour les investissements, qui sont surtout subventionnés par des taux d’intérêts bas et par des alchimies financières, participent à une course globale régulatrice qui nivelle tout, où tout est à vendre y compris la terre.. En particulier, il y a deux façons légales qui permettent aux investisseurs d’acquérir différents droits sur la terre, dépendant de leurs homologues et du régime foncier du pays hôte.. Sans faire de différence entre le droit public et le droit privé, ces deux mécanismes pourraient se nommer "accaparement public" et "accaparement privé".. Indépendamment de la méthode choisie, les évènements actuels et la comparaison historique montrent que la terre, qu’elle soit expropriée, déclarée inoccupée, ou exposée à une compétition croissante entre les petits fermiers et les exploitants commerciaux, le fait que la population régionale est passée de 230 millions à 860 millions entre 1960 et 2010, que la terre cultivée per capita est de 0,3 hectare [2] et que la demande globale pour de la terre et sa production est loin de décroître, nous fait dire que le déplacement paradigmatique du petit paysan à l’agriculture industrielle, aura inévitablement un impact sur les pays à bas revenus, les plus pauvres, les plus vulnérables et les secteurs les plus marginalisés des populations.. Si telle est la réalité des faits, l’histoire de l’Afrique montre que les déplacements et les migrations, surtout intra-régionaux, représentent la réponse aux risques présents ou perçus et c’est donc ce à quoi nous devons nous attendre.. Accaparement public des terres comme méthode d’expulsion directe.. Considérant plus loin les détails de "l’accaparement public", qui sur la base des données disponibles semble plus diffus, [3], la terre, au centre de l’accord, est considérée par le pays hôte comme étant " publique ou nationale" en vertu de son propre ordre légal ou exproprié sur la base de "l’intérêt public" ou "de la nécessité publique".. Dans les deux cas, des Etats souverains maximalisent leur pouvoir interne afin de définir le contenu et les limites de leur système légal interne.. Ils donnent un sens à de grands concepts comme "domaine public" et développement, ou définissent clairement l’occupation légale et illégale, de terres occupées ou inoccupées, disponible ou indisponible et déterminent qui a le droit à un titre de propriété formel.. La façon dont ces actes souverains sont menés peut ouvrir deux voies divergentes, deux extrêmes dont l’une peut aller vers le bien commun et l’autre vers une subordination totale aux besoins du marché global et des agents exogènes.. Ce que j’affirme ci-après, c’est que la souveraineté de plusieurs pays subsahariens, aux prises avec le dilemme du prisonnier et de l’homogénéisation idéologique, s’exerce de sorte à tendre vers cette dernière extrémité, tournant résolument le dos à la diversité légale et aux formes alternatives de développement.. QUELLE EST LA PART DU "PUBLIC" ET DE "L’INTERET" DANS INTERET PUBLIC ?.. Prenons par exemple le rapport 2012 de Human Rights Watch sur la villagisation en Ethiopie, qui fournit une reconstitution dramatique du processus en cours de transfert qui a lieu dans la région de Gambella et au-delà de la frontière entre l’Ethiopie et la Somalie, sous les auspices du gouvernement éthiopien et son projet de villagisation pour le développement rural.. Entrepris officiellement pour garantir à la population un "meilleur accès aux infrastructures socioéconomiques de base" […] et afin d’induire une transformation socioéconomique et culturelle de la population, le plan pour Gambella entre dans un programme plus vaste de transferts de population qui concerne 1,5 millions de personnes dans quatre régions (Gambella, Afar, Somali et Benighangul-Gumuz), dont plus de 100 000 personnes ont vécu ou vivent toujours dans la région de Gambella.. Sur la base des données contenues dans le rapport, la décision du gouvernement fédéral d’exercer son pouvoir souverain de façon aussi drastique sur la terre et la population [4] soulève sans aucun doute des questions concernant le respect des procédures nationales et internationales pour les transferts de population, l’existence d’un consentement préalable, libre et informé, de la population locale, le transfert accepté, l’efficacité du plan de compensation et la subordination des intérêts de la population aux intérêts des besoins et volontés des investisseurs globaux.. Mais surtout, il démontre clairement le potentiel de la souveraineté comme  ...   De plus, elle ignore totalement les études anthropologiques et sociologiques qui ont démontré la relation spécifique entre la terre, la culture et l’identité.. Les preuves les plus flagrantes en sont apportées par le cas de Gambella.. Bien que les autorités éthiopiennes affirment que tout le processus de "villagisation" est volontaire, des familles entières retournent dans leur village d’origine, démontrant ainsi, sans équivoque, le fait que la terre n’est pas une commodité qui peut être échangée contre n’importe quel autre bien.. En définissant comme "intérêt national" ou "bien national" des projets de développement liés à la terre, qui ne respectent pas la notion du droit au développement, qui génèrent des migrations et aboutissent à des violations inextricables des droits fondamentaux de la population et des communautés locales, les Etats abusent du pouvoir qui leur est octroyé aussi bien par la communauté nationale qu’internationale.. Si la distinction entre souveraineté intérieure et extérieure est artificielle, et si la souveraineté intérieure ne peut s’exercer que dans le respect du droit international, il s’en suit que d’user de la discrétion interne pour définir les projets "d’intérêt national", qui ont un impact négatif sur la population locale et violent les obligations internationales, même avec la mise ne place de procédures d’atténuation, sont de fait un abus de souveraineté qui peut être condamné dans les fora appropriés.. Pour conclure et comme le rappelait récemment Liza Alden [11], l’actuelle ruée sur la terre n’est rien de nouveau sur notre planète pas plus que le recours à la souveraineté et à la légalité comme instrument de pérennisation de l’injustice et de l’accumulation de richesses par des particuliers.. L’Etat, comme instrument au service des intérêts du capital, fait usage de ses prérogatives afin de fournir à ce dernier de la main d’œuvre corvéable à merci, des terres et des privilèges fiscaux.. Si l’on prolonge ce qu’Erik Hobsbawn affirmait déjà dans les années ‘50 du siècle passé concernant l’intérêt public, nous pouvons conclure que dans de nombreuses situations les prérogatives souveraines ne sont rien de plus que "des forces en quête de profits pour des entreprises privées" qui s’efforcent de transformer "la terre en une commodité", "de transmettre la terre à une classe d’hommes poussés par la raison, c'est-à-dire un intérêt personnel éclairé et du profit", et de "transformer la grande masse des populations rurales en une masse de salariés librement mobiles" (1962,184).. Dans un système de droit international et national basé sur la fragmentation et la maximisation des prérogatives nationales en faveur d’intérêts égoïstes, la réponse légale ne peut guère espérer prévaloir si elle reste individuelle.. Ce qui est requis c’est un réseau qui sème la semence d’une résistance globale.. REFERENCES:.. [1] Beck U.. , 2010, 'Reframing Power in the Globalized World', Organization Studies 29(05).. [2] Int'l Fund for Agric.. Dev.. , Doc.. EB 2008/94/R.. 2, 'Policy on Improving Access to Land and Tenure Security', 17.. [3] Liz Alden Wily, 'Looking back to see forward: the legal niceties of land theft in land rushes', 39 Journal of Peasant Studies 751–775 (2012).. [4] Article 51 (1) de la Constitution fédérale confie au gouvernement fédéral la tâche d’appliquer les lois "pour l’utilisation et la conservation des terres".. Article 52(2)(d) donne aux Etats régionaux le pouvoir et la fonction "d’administrer les terres et autres ressources naturelles en accord avec les lois fédérales".. [5] Article 1.. 1 of the Land Rent Contractual Agreement établi entre le ministère de l’agriculture et le développement rural et Karuturi Agro Products PLC, signé le 25 octobre 2010, déclare que: ' L’étendue de ce contrat de location est d’établir une location à long terme de terres pour le développement de la production de palmes, de céréales et de légumineuses sur les terres d’une surface de 100 000 hectares (Itang 42,088 hectares and Jikao 57,912 hectares), situées dans les régions de Gambela, Nuer Zone, Jikao District and Itang Special District, avec un certificat de location No.. EIA-IP 14584/07 avec tous les droits pour l’aménagement des facilités, installations structures, et propriété ou l’amélioration des objets existants , à la compagnie incorporée pour les buts décrits ci-après par le preneur dans la République Fédérlae Démocratique d’Ethiopie '.. See Stebek E.. N.. , op.. cit.. [6] 'A Proclamation to Provide for the Expropriation of Land Holdings for Public Purposes and Payment of Compensation', Proclamation No.. 455/2005, Federal Democratic Republic of Ethiopia.. [7] First report: E/CN.. 4/1999/WG.. 18/2; second report: A/55/306; third report: E/CN.. 4/2001/WG.. 18/2; fourth report E/CN.. 4/2002/WG.. 18/6 and E/CN.. 4/2003/WG.. 18/2.. [8] UN Economic and Social Council.. [9] UN Economic and Social Council, op.. Cit.. , p.. 9.. [10] Oakland Institute, 2011, 'Understanding Land Investment Deals in Africa.. The Role of the World Bank Group', The Oakland Institute, Oakland, USA.. [11] Alden Wily, supra note 3.. Contact.. the oakland institute.. P.. O.. Box 18978.. Oakland, CA 94619.. info@oaklandinstitute.. org.. Donate.. Your tax-deductible donation allows us to conduct independent research, analysis, and advocacy to facilitate democratic participation in critical policy decisions that affect our quality of life..

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  • Title: Sierra Leona: Los Líderes Tradicionales Africanos se Niegan a dar la Tierra Africana | oaklandinstitute.org
    Descriptive info: Sierra Leona: Los Líderes Tradicionales Africanos se Niegan a dar la Tierra Africana.. June 16, 2012.. Umoya.. YEA por un lado, la tenacidad con que algunos líderes africanos están organizados en una opaca de vender o arrendar la tierra contra la voluntad de las poblaciones africanas y, por otro lado, el informe del Instituto Oakland tratando de hacer, con gran éxito, las condiciones que prevalecen al momento de invertir en una empresa multinacional en África son muy instructivas.. El caso de Sierra Leona se puso de relieve.. Sin embargo, las responsabilidades de algunos líderes africanos y su capacidad de invertir las prioridades de desarrollo son confusas.. Así, los intereses de las personas, especialmente en las zonas rurales, puede ser considerado como no tener prioridad frente al acoso de los poderes del dinero.. Consecuencias en la vida de las personas y el futuro de la soberanía de las tierras ancestrales de África están en juego.. 1.. POR DESGRACIA PARA SU GOBIERNO RESISTENTE BOLLORE INDÍGENA.. El grupo multinacional de la lengua francesa Bolloré pasó la mayor parte de sus ganancias en África, especialmente en las plantaciones de palma aceitera y caucho en sectores enteros de los territorios africanos.. Los dirigentes africanos prefieren servir a los intereses de los inversionistas extranjeros por delante de sus poblaciones.. En tres de las empresas donde el Grupo Bolloré tiene la mayoría en Africa Finance Corporation (/ Socfin en Sierra Leona y Camboya SOCAPALM y Camerún) han obtenido concesión importante por tierras de cultivo en 2008 1.. Sin embargo, las condiciones siguen siendo las cesiones oscuros y el impacto sobre el medio ambiente y la población sigue siendo un problema real que los gobiernos no les importa quién otorgó los contratos en el mayor secreto.. A continuación, frente a la traición de los dirigentes de estos países frente a-vis los pueblos indígenas que se sienten completamente dañadas, los jefes del pueblo, sobre la base de los valores tradicionales y oráculos a través de "positiva" y una fe ilimitada en que Dios el creador y sus antepasados será por su parte, los líderes de los grupos étnicos de Camerún Bagyeli compuestas principalmente de los pigmeos, los líderes de los grupos étnicos en Sierra Leona Malen y étnica de Camboya bunong han decidido luchar contra el gigante de Bolloré.. Este último está presente en 92 países, incluyendo 43 en África y está presente en sectores tan diversos como productos derivados del petróleo, el transporte y la logística, manipulación y envase, y, finalmente, el control de más de 13 puertos africanos.. 2 Oakland Institute, cuyo director político, Frederic Mousseau, optó por declarar, no entrar en detalles y produjo un informe condenatorio publicado en abril de 2012 que describe cómo los habitantes locales se están organizando para oponerse a la del Grupo Bolloré para tratar de para recuperar la tierra de sus antepasados o, alternativamente, la renegociación de los contratos leoninos que su gobierno ha firmado con el señuelo de promesas incumplidas.. Fue en 2011 que el Gobierno de Sierra Leona ha vendido más de 6.. 500 hectáreas (ha) ampliable a 11 500 hectáreas de plantaciones de palma aceitera en el sur.. En contraprestación, el grupo Bolloré se ha comprometido a compensar a las personas por el lucro cesante debido a la pérdida de la granja, construir infraestructura y  ...   Esta opacidad se adapte a los líderes africanos que aún no han luto su silencio culpable cuando la voz de los sin voz no puede expresarse, en su opinión, más allá de las fronteras de su país cortado por un buen el cuidado de los amos coloniales se reunieron en Berlín en 1885.. La población local decidió resistir mediante la organización de un "bloqueo" de la siembra en octubre de 2011, sin éxito, ya que más de 40 aldeanos que fueron detenidos sin que manifiesta que el gobierno se preocupa por sus derechos aborígenes y legítimos.. Pero las quejas eran específicos y en número de cinco: 1.. La falta de consulta significativa con los pueblos indígenas 2.. La falta de transparencia en general, y un gran silencio sobre las condiciones de reasentamiento, 3.. Las malas condiciones de trabajo, junto con los salarios de los trabajadores en comparación con los esclavos liberados de 250.. 000 leones o 38 euros al mes durante seis días de trabajo durante una semana de 48 horas, 4.. La corrupción de las élites locales y 5.. La presión y el acoso sufrido por parte de algunos propietarios y líderes del pueblo para poner sus firmas en un acuerdo considerado usurario.. El Grupo presentó su derecho de réplica en abril de 2012 diciendo que estaba persiguiendo objetivos de desarrollo sostenible y consideró que se trataba de una "deshonestidad intelectual" del Instituto Oakland, cuando traza el desarrollo de la usurpación de los pueblos indígenas.. La prensa local e internacional no dejó de recordar que unos días después de su inauguración en 2007, el ex presidente francés, Nicolas Sarkozy pasó unos días de vacaciones en el yate jefe de Bolloré, Vincent.. Las especulaciones abundan sobre los pasillos de los enlaces de cada uno y la explotación de los pueblos indígenas que no se devuelven en la historia.. En cuanto al fondo, la asociación local de pequeños propietarios de tierras de Sierra Leona para recuperar su calidad de organismo especializado de Malen, además de la Organización de las Naciones Unidas para la Agricultura, la FAO, que los monocultivos no son compatibles con el desarrollo sostenible, ya que generan pérdida de la biodiversidad y degradan el equilibrio ambiental y ecológico.. Pero que tienen que ver con las coaliciones y conciliábulos de los dirigentes africanos con los grupos multinacionales que se niegan a considerar la opción de que los pueblos indígenas a elegir libremente a rechazar los monocultivos sobre la tierra de sus antepasados.. Esta es la tierra que el Gobierno opta unilateralmente por la falta de registro de los propietarios, el sentido occidental.. Con más de 250 millones de dólares en ganancias de 2011 para el Grupo Bolloré a nivel mundial (antes del pago de derechos de autor relacionados con las marcas), y un estimado de $ 10 millones de dólares por año para 6500 hectáreas en Sierra Leona, uno debe entender es más importante para pagar dividendos a los accionistas de pagar salarios decentes a un empleado, ex propietario de la tierra de la aldea de sus antepasados en África o en otros lugares.. La paradoja es que el grupo Bolloré está haciendo la denuncia en contra de los nativos con la oportunidad de ganar, dada la posición de un gobierno que defiende los intereses extranjeros los primeros antes..

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  • Title: Terres Africaines, la Grande Braderie | oaklandinstitute.org
    Descriptive info: Terres Africaines, la Grande Braderie.. June 15, 2012.. Regards.. Arnaud Bébien.. Depuis quelques années, les terres africaines arables passent massivement sous la coupe d’investisseurs étrangers.. Et ce, avec l’accord des responsables et des gouvernements locaux.. Exemple en Tanzanie où l’avenir de 160 000 fermiers se dessine en pointillés.. Reportage.. Dans deux régions proches du lac Tanganyika, dans le sud-ouest de la Tanzanie, à l’évocation du gigantesque projet agricole de 700 millions de dollars devant démarrer sous peu – aucune date officielle n’est encore fixée –, les fermiers répondent tous de la même façon : « Nous ne sommes pas au courant.. » Pourtant, leur sort est joué depuis la visite du premier ministre tanzanien Mizengo Pinda aux États-Unis, dans l’Iowa, en 2010.. Une visite qui a définitivement scellé l’arrivée de la firme américaine Agrisol Energy dans le pays.. À la suite des accords signés en août 2010, Agrisol – qui se présente comme une firme produisant de « l’expertise pour créer du business agricole dans des pays sous-développés qui disposent de ressources naturelles attractives mais manquent de technologies et d’organisations adaptées » – a en effet obtenu la location, pour une durée de 99 ans, de plus de 300 000 hectares de terre tanzanienne pour la production de céréales OGM et de bio-fuel destinés à l’exportation.. Ces cessions de terres africaines à des multinationales étrangères, qui se multiplient ces dernières années, sont opaques et il est difficile d’en connaître les tenants et les aboutissants.. « Cela se fait dans le plus grand secret car ces placements ne sont pas très populaires », témoigne Frédéric Mousseau, de l’Oakland Institute, un centre de recherche américain indépendant, auteur en juin 2011 d’une enquête fouillée sur le phénomène.. Ce rapport a eu un fort impact médiatique aux États-Unis qui ont découvert que leurs universités (Harvard, Vanderbilt, Iowa…) investissent dans des terres en Afrique et sont très friandes de ces placements : il est vrai que le retour sur investissement peut atteindre 25 % au bout de quelques années….. Un tour de passe -passe.. En Tanzanie justement, Agrisol Energy représente les intérêts de l’université de l’Iowa.. Dans les régions concernées par l’arrivée de la firme, on peut lire la stupéfaction sur les visages des chefs de village interrogés.. Ainsi, à Isanjandugu, village situé sur la zone du projet, le chef ignore ce qui se profile à l’horizon.. « Personne, ni du gouvernement ni de cette entreprise étrangère, ne s’est déplacé jusqu’ici pour venir nous parler.. Pourquoi ne sommes-nous pas consultés ? Nous devons être mis au courant.. » Non loin de là, sur la commune de Mishamo, vivent près de 60 000 personnes.. Augustine Wanga, le responsable local, ne connaît pas les investisseurs.. « Comment l’investissement a pu se faire sans notre consentement ? Au village, personne n’est au courant.. Nous savons juste que les autorités de la région se sont réunies et ont décidé sans rien nous demander.. » Même son de cloche dans la commune voisine, où l’on estime que 99 ans est une « période bien trop longue » et que, même en cas de recours devant la justice, « il sera extrêmement difficile de faire partir l’investisseur ».. HakiArdhi, un institut de recherche indépendant tanzanien basé à Dar es-Salaam, la capitale économique, effectue régulièrement des visites de suivi du projet dans les régions concernées.. Bernard Baha, chargé de la documentation au sein de cet institut, ne mâche pas ses mots : « Le cas Agrisol est une belle illustration des méthodes pratiquées par l’État tanzanien qui se “sert” avec l’aide d’une multinationale.. (…) Ça change d’autres pays, où tout est fait encore plus illégalement.. Il ne fait aucun doute que les négociations se sont déroulées en haut lieu, avec les ministres  ...   population nationale, soit 7,5 millions de personnes, est sous la menace directe de l’insécurité alimentaire.. Pour Bernard Baha, « on ne va pas vers le progrès en donnant de telles superficies à un seul investisseur.. La population tanzanienne, à 80 % dépendante de l’agriculture, croît toujours à un rythme annuel important : si les terres manquent pour cultiver, ne nous étonnons pas si des révoltes surgissent dans les années à venir ».. La presse nationale, réputée pour sa liberté de parole, n’a pas tardé à s’emparer du sujet.. À l’image du quotidien anglophoneThe Guardian, titrant dans l’une de ses éditions dominicales : « Révolution verte ou pillage vert ? ».. Pour le journaliste auteur de l’article, Gerald Kitabu, il n’y a aucune ambigüité : « Profitant des politiques nationales agricoles et notamment de celle sur la sécurité alimentaire, des entrepreneurs locaux, de mèche avec le gouvernement, ont sauté sur l’occasion pour faire venir une compagnie américaine à laquelle ils ont donné des terres pour produire et exporter.. Les 25 % de part dans le projet vont leur assurer de confortables rentrées d’argent.. » Difficile de le contredire : Agrisol ne devrait payer que 0,50 centimes de dollars par an et par hectare, tout au long du bail de 99 ans avec, cerises sur le gâteau, des exemptions de la taxe de 30 % sur les bénéfices et les exportations et de la TVA sur tous les achats.. Quant à son associé dans le pays, Serengeti Advisors, il a le bras long.. À sa tête, figure un ancien ministre de l’Industrie, Iddi Simba, conseillé par un ancien ministre de l’Intérieur, Lawrence Masha.. Deux personnalités fortement soupçonnées d’être impliquées dans des affaires de corruption et de détournement de fonds.. Mais leurs solides réseaux de relations et leur poids économique ont permis que l’on s’en tienne aux soupçons… Autre élément notable : Agrisol Energy a mis à la tête de sa filiale dans le pays un jeune tanzanien ayant vécu dix ans aux États-Unis.. Juste retour des choses : ce jeune homme, Betram Eyakuse, sollicité par les autorités tanzaniennes pour donner son avis sur le choix d’un investisseur américain avait suggéré… Agrisol Energy.. Ce scénario n’est que le remake tanzanien du film qui se joue depuis plusieurs années à travers tout le continent : Éthiopie, Soudan, Sud-Soudan, Mozambique, et Zambie pour l’Afrique de l’Est ; Mali et Sierra-Léone en Afrique de l’Ouest.. Tous ces pays voient une grande partie de leurs terres agricoles tomber entre les mains d’investisseurs étrangers, en provenance d’Asie, du Golfe, d’Europe ou des États-Unis.. Au détriment du développement national, de nombreux gouvernements africains bradent leurs terres.. Le Mozambique arrive en tête des pays les plus touchés avec 10 millions d’hectares déjà attribués, soit pratiquement la taille du Bénin, avec à la clé une exonération de taxes en vigueur sur vingt-cinq ans pour les investisseurs ! Et ces acquisitions n’en seraient qu’à leurs balbutiements, si l’on en croit un récent rapport des analystes de la Standard Banc.. Leurs travaux montrent en effet combien la Chine, devenu le deuxième consommateur alimentaire du monde après les États-Unis, « compte sur le continent africain pour son programme de sécurité alimentaire au cours de la prochaine décennie ».. De quoi dépasser la Corée du Sud et l’Arabie Saoudite, respectivement en possession de déjà 3 et 2 millions d’hectares de terres en Afrique.. Ajoutons-y les pays manquant de place au sein de leurs propres frontières pour produire de la nourriture, ceux du Golfe au climat trop sec, le Brésil, l’Inde et une flopée d’émergents cherchant de quoi remplir leur frigo, le phénomène a de quoi inquiéter.. Surtout à l’heure d’une nouvelle crise alimentaire dans le Sahel et de celle qui persiste dans la Corne du continent..

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  • Title: L'Accaparement Caché des Ressources en Eau de l'Afrique | oaklandinstitute.org
    Descriptive info: L Accaparement Caché des Ressources en Eau de l Afrique.. June 14, 2012.. Le Monde.. Gilles van Kote.. Derrière le phénomène d'accaparement des terres des pays du Sud se cache un "accaparement des ressources en eau", estime l'organisation non gouvernementale (ONG) Grain, dans un rapport, publié lundi 11 juin, consacré plus spécifiquement au cas africain.. "Si l'on permet à ces accaparements de terres de se.. poursuivre.. , alors l'.. Afrique.. se dirigera vers un suicide hydrologique", affirme.. Henk Hobbelink.. , coordonnateur de Grain.. L'ONG prend en particulier l'exemple du Nil.. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'.. agriculture.. (FAO) estime que le potentiel maximal d'irrigation dans les dix pays du bassin du Nil est de 8 millions d'hectares.. Or, si l'on ne prend que quatre d'entre eux - l'.. Egypte.. , le.. Soudan.. Soudan du Sud.. et l'.. Ethiopie.. -, les surfaces disposant d'infrastructures d'irrigation représentent déjà 5,4 millions d'hectares.. Et la superficie de terres ayant fait ces dernières années l'objet de transactions (achat ou location) atteindrait 8,6 millions d'hectares, selon le rapport.. "Il reste à.. voir.. quelle proportion de ces terres sera réellement cultivée et irriguée, mais il est difficile d'.. imaginer.. que le Nil puisse.. supporter.. une  ...   les populations les plus vulnérables, et donc entraîner une multiplication des conflits d'usage locaux, redoute.. Alain Vidal.. , directeur du programme "Eau et nourriture" du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale.. Il va également.. avoir.. un impact sur l'environnement et - sans.. aller.. forcément jusqu'à l'assèchement des fleuves - entraîner la destruction d'écosystèmes dont dépend souvent l'existence de populations défavorisées.. ".. Grain constate que les achats et locations de terre se concentrent dans les régions disposant des plus importantes ressources en eau.. L'ONG cite l'exemple de la région de Gambella, dans le sud-ouest de l'Ethiopie.. Dans cette zone tropicale située au pied des hauts plateaux, de nombreux investisseurs étrangers - indiens, saoudiens et chinois - se sont lancés dans des cultures gourmandes en eau, riz et canne à sucre notamment.. Les contrats de location des terres dont ils disposent leur permettent d'.. un accès illimité et gratuit aux importantes ressources en eau de la région.. Le numéro de juin de la revue spécialisée.. Water Alternatives.. est lui aussi consacré au phénomène dénoncé par Grain, "largement ignoré malgré l'interconnexion entre la terre et l'eau".. Il comporte de nombreuses études de cas concernant l'.. , mais également l'Asie et l'Amérique latine..

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  • Title: Sierra Leone : Les Chefs Traditionnels Africains Refusent de Céder la Terre Africaine | oaklandinstitute.org
    Descriptive info: Sierra Leone : Les Chefs Traditionnels Africains Refusent de Céder la Terre Africaine.. June 13, 2012.. Afriques en Lutte.. D’un côté, l’acharnement avec lequel certains dirigeants africains s’organisent en toute opacité pour vendre ou mettre en concession la terre africaine contre la volonté des populations et, d’un autre côté, le rapport de l’institut Oakland qui tente d’apporter, avec beaucoup de brio, les conditions qui prévalent lors d’un investissement d’une entreprise multinationale en Afrique sont édifiants.. Le cas de Sierra Leone sera mis en avant.. Mais les responsabilités de certains dirigeants africains et leurs capacités à inverser les priorités du développement sont déroutantes.. C’est ainsi que les intérêts des populations, notamment celles en zones rurales, peuvent être considérés comme n’ayant aucune priorité face aux harcèlements des puissances de l’argent.. Les conséquences sur la vie des populations et l’avenir de la souveraineté des Africains sur les terres ancestrales sont en jeu.. LACHEES PAR LEUR GOUVERNEMENT, DES POPULATIONS AUTOCHTONES RESISTENT A BOLLORE.. Le Groupe multinational du français Vincent Bolloré fait l’essentiel de son bénéfice en Afrique notamment dans les plantations de palmiers à huile et l’hévéa sur des pans entiers de territoires africains.. Les dirigeants africains préfèrent servir les intérêts des investisseurs étrangers avant ceux de leurs populations.. Dans trois des sociétés où le Groupe Bolloré détient la majorité en Afrique (Société financière /SocFin en Sierra Leone et au Cambodge et Socapalm au Cameroun) ont acquis par concession d’importantes terres arables en 2008 1.. Mais les conditions de cessions restent obscures et l’impact sur l’environnement et les populations demeure un véritable problème dont se soucient peu les gouvernements qui ont attribué ces contrats dans la plus grande opacité.. Alors face à la trahison des dirigeants de ces pays vis-à-vis des populations autochtones qui se sentent complètement lésées, les chefs de villages, sur la base des valeurs ancestrales et grâce aux oracles « positifs » et une foi sans limite en ce que le Dieu créateur et leurs ancêtres seront de leur côté, les chefs des ethnies Bagyeli du Cameroun composées essentiellement de pygmées, les chefs des ethnies Malen en Sierra Leone, et les ethnies Bunong du Cambodge ont décidé de se battre contre le géant Bolloré.. Ce dernier est très actif dans 92 pays dont 43 en Afrique et présent dans les secteurs aussi diversifiés comme les produits hydrocarbures, le transport et la logistique, les opérations de manutention et de containers, et enfin le contrôle de plus de 13 ports africains.. Oakland Institute 2, dont le Directeur politique, Frédéric Mousseau, a choisi de témoigner, ne fait pas dans le détail et produit un rapport accablant publié en avril 2012 décrivant comment les populations locales s’organisent pour s’opposer au Groupe Bolloré afin de tenter de récupérer la terre de leurs ancêtres ou, à défaut, de renégocier les contrats léonins que leur gouvernement a signé en leur faisant miroiter des promesses non tenues.. C’est en 2011 que le gouvernement de Sierra Leone a cédé plus de 6 500 hectares (ha) avec possibilité d’extension à 11 500 ha pour des plantations de palmiers à huile dans le sud du pays.. En contrepartie, le Groupe Bolloré a promis de compenser les populations pour le manque à gagner lié à la perte de l’exploitation agricole, de construire des infrastructures et surtout de créer des emplois.. Le gouvernement sierra léonais a passé par pertes et profits les intérêts des populations autochtones, estimant qu’elles n’ont pas voix au chapitre.. Souvent considérés comme  ...   locales ont décidé de résister en organisant un « blocus » de la plantation en octobre 2011 sans succès puisque plus de 40 villageois ayant manifestés ont été arrêtés sans que le gouvernement ne se soucie de leurs droits ancestraux et légitimes.. Mais les griefs étaient très précis et au nombre de cinq : 1.. L’absence de consultation sérieuse des autochtones, 2.. Le manque de transparence en général et un grand silence sur les conditions de réinstallation ; 3.. Les mauvaises conditions de travail doublées d’un salaire des ouvriers comparé à ceux des esclaves libérés 250 000 leones soit 38 euros par mois pour 6 jours de travail au cours d’une semaine de 48 h ; 4.. La corruption des élites locales et 5.. La pression et les harcèlements que subissent les propriétaires terriens et certains chefs de villages pour apposer leur signature sur un accord considéré comme usurier.. Le Groupe a transmis son droit de réponse en avril 2012 en estimant qu’il poursuivait des objectifs de développement durable et estimait qu’il s’agissait d’une « malhonnêteté intellectuelle » de l’Institut Oakland lorsqu’il retrace le développement de l’usurpation des autochtones.. La presse locale et internationale n’a pas manqué de rappeler que quelques jours après son investiture en 2007, l’ex-président français Nicolas Sarkozy a passé quelques jours de vacances dans le yacht du patron Vincent Bolloré.. Les spéculations sont allées bon train sur les liens des uns et des autres et l’exploitation des autochtones qui ne seraient pas rentrés dans l’histoire.. Sur le fond, l’association locale des petits propriétaires sierra léonais de Malen rappelle comme au demeurant l’agence spécialisée des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation, la FAO, que les monocultures ne soutiennent pas le développement durable car elles génèrent des pertes de la biodiversité et détériorent l’équilibre environnemental et écologique.. Mais que faire face à des coalitions et des collusions de dirigeants africains avec des groupes multinationaux refusant de prendre en considération le choix de populations autochtones lesquelles choisissent librement de rejeter la monoculture sur la terre de leurs ancêtres.. C’est cette terre que le Gouvernement choisit de s’approprier unilatéralement du fait d’une absence d’enregistrement des propriétaires, au sens occidental du terme.. Avec plus de 250 millions de dollars de bénéfice en 2011 pour le Groupe Bolloré au plan mondial (avant payement des royalties liés aux marques), et une estimation de 10 millions de $USD par an pour les 6500 ha en Sierra Leone, il faut comprendre qu’il est plus important de payer des dividendes aux actionnaires que de payer un salaire décent à un salarié, ex-villageois propriétaire des terres de ses ancêtres en Afrique ou ailleurs.. Le paradoxe est que c’est le Groupe Bolloré qui porte plainte contre les autochtones avec des chances de gagner compte tenu de la position d’un Gouvernement qui défend d’abord les intérêts étrangers avant ceux des populations locales.. 3.. COMMENT RENEGOCIER LE CONTRAT DE CONCESSION ?.. Alors renégocier les contrats de concession ne sera pas chose facile à moins, peut-être, de faire appel aux « esprit des ancêtres »en relation directe avec le Dieu Créateur.. YEA.. Notes :.. Frédéric Mousseau (2012).. « Les populations indigènes d’Afrique et d’Asie contestent le projet Socfin/Bolloré », in Le Monde.. fr, Paris, le 22 mai 2012, voir.. http://www.. lemonde.. fr/idees/article.. accédé le 23 mai 2012.. ↩.. Oakland Institute (2012).. Understanding Land Investment Deals in Africa : Sierra Leone, Oakland Institute Publicaiton, voir , accédé le 23 mai 2012.. Source :.. http://cvu-togo-diaspora..

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  • Title: Les Populations Indigènes d'Afrique et d'Asie Contestent le Projet Socfin/Bolloré | oaklandinstitute.org
    Descriptive info: Les Populations Indigènes d Afrique et d Asie Contestent le Projet Socfin/Bolloré.. May 22, 2012.. Par Frédéric Mousseau, directeur politique du Oakland Institute.. Les tribus Bunong du.. Cambodge.. , les pygmées Bagyeli du.. Cameroun.. et les villageois de la chefferie de Malen en.. Sierra Leone.. ont une chose en commun : ils sont tous aux prises avec le développement de plantations industrielles de palmiers à huile et d'hévéas par des filiales de Socfin (Société Financière des Caoutchoucs), une société dont le principal actionnaire est le groupe Bolloré, détenu par l'homme d'affaires français.. Vincent Bollor.. é.. Depuis 2008, dans chacun de ces pays, la résistance s'est organisée face à la perte de terres agricoles, aux conditions douteuses d'attribution des concessions et à l'impact sur l'environnement des activités du groupe et de ses filiales, Socfin KCD au.. , Socapalm au Cameroun et Socfin SL en Sierra Leone.. Une lutte inégale est engagée contre un géant présent dans 92 pays - dont 43 en.. - qui contrôle non seulement des plantations mais aussi étend son emprise dans de grands secteurs stratégiques tels que.. pétrole.. , transport, logistique, manutention et surtout ports africains (13 en 2012).. Dans un rapport publié en avril 2012, l'.. Oakland Institute.. a dressé un panorama pour le moins inquiétant de l'opposition des populations locales de ces pays aux plantations de Socfin.. Ce rapport détaille en particulier les raisons de l'opposition au plus récent d'entre eux, un projet signé en mars 2011, par Socfin SL portant sur 6 500 hectares (ha) pour établir des plantations de palmiers à huile dans le sud de la Sierra Leone (avec un projet d'extension de 5 000 ha supplémentaires).. Promettant création d'emplois, compensation pour les exploitations agricoles perdues et la construction d'infrastructures, l'investissement a bénéficié d'un soutien au plus haut niveau du gouvernement Sierra Léonais.. Malgré ce soutien.. politique.. , le projet de Socfin SL se heurte à une forte résistance de la population locale.. En octobre 2011, 40 manifestants ont été arrêtés, suite à une tentative de blocus de la plantation par les villageois.. Ces derniers protestaient contre le projet d'investissement, le manque de transparence de la société, l'absence de consultation adéquate des populations locales, et le manque d'information sur les perspectives de réinstallation.. Ils se plaignaient également des conditions de travail "abominables" et des faibles rémunérations des ouvriers, de la corruption d'élites locales, et de la pression exercée sur les propriétaires de terres et les chefs de villages pour la signature de l'accord.. Réagissant à ce rapport  ...   de biodiversité et à la dégradation de l'environnement.. Pourtant, de nombreuses études d'organismes et d'experts internationaux ont montré sans ambiguïté que la voie du développement durable passe par la diversification agricole ainsi que l'utilisation de méthodes écologiques et biologiques de fertilisation et de production.. Enfin, l'accusation de malhonnêteté intellectuelle pourrait être retournée contre la société.. Ainsi, pour.. justifier.. le faible niveau des salaires dont se plaignent les villageois - fixé à 250 000 leones soit 50 dollars ou 38 euros par mois pour 6 jours par semaine, 8 heures par jour - Socfin fournit un argument bien commode, et fait.. valoir.. qu'elle respecte le code du travail sierra léonais et entend éviter de "créer un déséquilibre au niveau macro dans le pays".. Autrement dit, la société refuse d'.. augmenter.. les salaires parce que justement les salaires sont bas dans ce pays !.. Socfin insiste également dans son communiqué sur le fond de développement.. social.. de 75 000 dollars qu'elle offre aux populations locales.. Cette somme peut paraître significative au vu du niveau extrême de pauvreté en Sierra Leone.. Elle est cependant sans commune mesure avec les bénéfices engrangés par la société ces dernières années.. Pour ses 158 800 ha de plantations en Asie et en Afrique, les comptes du groupe Bolloré enregistraient ainsi 250 millions de dollars de bénéfice en 2011, soit une augmentation de 163 millions de dollars (187 %) depuis 2009.. Ces chiffres correspondent à un bénéfice annuel moyen de 1 500 dollars par hectare de plantation, soit plus de 10 millions de dollars par an pour une plantation de 6 500 hectares.. Même si une nouvelle plantation prend quelques années avant de.. devenir.. bénéficiaire, Socfin dispose donc largement des ressources nécessaires pour.. compenser.. convenablement les propriétaires des terres qu'elle utilise et.. assurer.. des salaires décents aux ouvriers agricoles dans ses nouveaux projets.. Mais cela supposerait évidemment d'.. entamer.. les dividendes versés aux actionnaires de la société, Vincent Bolloré et ses associés.. Les conditions du projet Socfin en Sierra Leone doivent être revues et les poursuites contre les villageois de Pujehun immédiatement abandonnées.. Assurer.. une réelle transparence dans la mise en œuvre du projet et.. permettre.. que toutes les personnes concernées soient réellement consultées sont des conditions indispensables à la poursuite du projet.. Publier.. une étude d'impact environnemental et social approfondie et objective est essentiel afin de.. donner.. aux populations locales les informations nécessaires pour renégocier les conditions et modalités de l'accord, voire de le.. rejeter.. si elles le jugent contraire à leurs intérêts..

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  • Title: Sierra Leone: Accaparement des Terres, Bolloré en Cause | oaklandinstitute.org
    Descriptive info: Sierra Leone: Accaparement des Terres, Bolloré en Cause.. April 16, 2012.. Marchés Tropicaux et Méditerranéens.. Le groupe français Bolloré est mis en cause dans un rapport d’Oakland Institute, une ONG basée en Californie spécialiste du phénomène d'accaparement des terres.. En Sierra Leone, le groupe s’installe sur 6 500 hectares pour produire de l’huile de palme.. Ce.. rapport.. publié début avril 2012 pointe la location de 6 500 hectares de terres agricoles destinées à la production d'huile de palme et de caoutchouc en Sierra Leone.. En mars 2011, un contrat de location de ces terres situées dans la région du Malen a été signé entre le ministre sierra-léonais de l'Agriculture et la Socfin Agricultural Company (SAC), filiale locale du groupe Socfin (Société financière des caoutchoucs) basé au Luxembourg et dont Bolloré 39 % des parts.. La société cherche encore 5 000 hectares de plus.. L'investissement initial - estimé à $ 100 millions - assorti de promesses de création d'emplois, d'une rémunération pour les exploitations agricoles perdues et de construction d’infrastructures, a bénéficié d'un large soutien gouvernemental.. La publication du rapport a coïncidé avec la tenue du 1 au 4 avril d’une assemblée nationale des collectivités touchées par l’accaparement des terres, réunissant une centaine d’agriculteurs et de militants des droits fonciers, dans la capitale Freetown.. Les délégués à la conférence,  ...   populations qui pouvaient en résulter.. Ils ont également soulevé des problèmes relatifs à l'insuffisance des indemnisations, à la corruption, et aux pressions exercées sur les propriétaires fonciers et chefs de villages.. Le terrain loué par Socfin englobe une trentaine de villages et quelque 120 propriétaires fonciers familiaux.. Lors de la signature du bail en mars 2011, Socfin avait convenu du paiement d'indemnités pour la perte des exploitations existantes dans les zones d'opération, en plus d’un paiement annuel des loyers aux propriétaires fonciers.. Directeur général de Socfin, Gerben Haringsma, avait également assuré que l'entreprise s'engageait à construire un hôpital résident, un réseau de routes, des écoles et des logements, pour un coût de $19 millions.. En outre, Socfin avait pris l'engagement de payer $ 75 000 par année pour des projets de développement social et estimé que des possibilités d'emploi seraient créées pour 10 000 personnes, avec une préférence particulière accordée aux locaux.. Un schéma qui se reproduit.. « Les griefs formulés par les agriculteurs en Sierra Leone sur les plantations de palmiers à huile sont pratiquement identiques à ceux des communautés paysannes à travers le monde concernant les autres investissements réalisés par les filiales Socfin », souligne le rapport.. Des cas similaires d'accaparement des terres ont été signalés ces dernières années au Liberia, au Cameroun et au Cambodge..

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  • Title: Tanzanie : Une Transaction Foncière Perd un Partenaire-clé, mais les Communautés sont Encore Menacées d’Expulsion | oaklandinstitute.org
    Descriptive info: Tanzanie : Une Transaction Foncière Perd un Partenaire-clé, mais les Communautés sont Encore Menacées d’Expulsion.. Agro Radio Hebdo.. Une compagnie d’énergie américaine est sur le point d’obtenir un bail de 99 ans sur plus de 320 000 hectares de terres, dans l’ouest de la Tanzanie.. La compagnie, AgriSol Energy, propose un investissement sur dix ans dans la région de Kigoma.. Elle entend développer une vaste étendue de terres pour la culture à grande échelle, ainsi que la production de biocarburants et l’élevage animal.. Mais, à cause de la pression internationale, l’accord a désormais perdu un partenaire essentiel, l’Université d’État de l’Iowa.. Selon AgriSol, l’objectif de ce projet était de « mettre en place un nouveau modèle de partenariat public / privé / académique qui allie l’agriculture commerciale à grande échelle aux autorités locales des programmes de sensibilisation et de sous-traitance pour les propriétaires de terre à petite échelle.. » M.. Iddi Simba est le président du Serengeti Advisers, une entreprise d’investissement tanzanienne qui travaille avec AgriSol.. Il dit : « Nous allons travailler avec les entreprises publiques et privées pour développer et élargir les marchés locaux et améliorer la distribution alimentaire dans le pays.. ».. Mais le terrain en question sert de zone de réinstallation pour les réfugiés burundais depuis 1972.. C’est là qu’habitent plus de 160 000 personnes et que se trouvent leurs fermes.. Il faudrait que la région soit évacuée avant  ...   d’État de l’Iowa a annoncé qu’elle avait abandonné son rôle de conseiller agricole pour le projet.. L’Université s’était impliquée dans ce partenariat dans le but d’aider les petits agriculteurs.. Mais elle a dit qu’elle n’arrivait plus à justifier son rôle dans ce projet africain et son partenariat avec AgriSol.. Babu Pascal Steven est à la tête du département des jeunes de la Kigoma Vijana Development Association.. Il gérait un projet pour les jeunes dans le domaine agricole, mais il a cessé cette activité suite à un manque de financement.. M.. Steven dit que Kigoma a beaucoup de ressources naturelles et a été envahi, ces dernières années, par des investisseurs qui font signer des ententes sans la participation des habitants.. Il poursuit : « Nous aussi, nous en avons été informés à travers les médias et le Parlement.. Sinon, nous n’étions au courant de rien.. Selon l’Institut Oakland, l’activisme universitaire et médiatique a joué un rôle dans le changement de décision de l’Université.. Mme Mittal dit : « J’espère sincèrement que nous pourrons maintenir la pression et obtenir justice.. » Mais pour l’instant, AgriSol a l’intention de poursuivre ses plans.. Pour en savoir plus sur cette question et lire d’autres articles sur les problématiques foncières en Tanzanie, veuillez visitez:.. http://farmlandgrab.. org/cat/show/62.. (en anglais seulement).. tanzanialandportal.. org/.. Pour plus d’informations sur cette histoire (en anglais seulement) :.. oaklandinstitute.. org/land-deal-brief-eight-myths-and-facts-about-agrisol-energy-tanzania.. org/iowa-school-calls-it-quits-plantation-style-land-grab-tanzania.. http://pambazuka.. org/en/category/features/79967.. slateafrique.. com/83643/tanzanie-terres-accaparement-investissement-universites-americaines.. (en français)..

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  • Title: Polémique Autour d’un Contrat de Location de Terres en Sierra Leone | oaklandinstitute.org
    Descriptive info: Polémique Autour d’un Contrat de Location de Terres en Sierra Leone.. April 10, 2012.. Mis en cause, le groupe Bolloré s'estime victime d'une manupulation.. Qui croire? L'Oakland Institute, une organisation non gouvermentale (ONG) basée in Californie, spécialiste de l'accaparement de terres , qui dénonce, dans un document rendu public le 2 avril, l'implication de Vincent Bolloré dans la location de 6,500 hectares de terres agricoles situées en Sierra Leone et destinées a la production d'huile de palmes?.. Télécharger l'article.. lemondesocfin.. pdf..

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  • Title: En la última década, los países en desarrollo han dejado en manos extranjeras una superficie equivalente a media Unión Europea. África es un paraíso para estos inversores | oaklandinstitute.org
    Descriptive info: En la última década, los países en desarrollo han dejado en manos extranjeras una superficie equivalente a media Unión Europea.. África es un paraíso para estos inversores.. April 9, 2012.. La Voz.. Carlos Benito.. Hay personas que, cuando contemplan un mapa de África, ven un continente repleto de posibilidades.. para su propio enriquecimiento.. Durante los últimos años, esta región del planeta está siendo sometida a un saqueo sigiloso pero masivo, con un botín que en el pasado podía parecer poco apetecible pero ahora se ha vuelto digno de codicia: tierra, muchísima tierra, hectáreas y más hectáreas a precios de saldo, a veces incluso gratis.. Según un informe de Oxfam, a lo largo de la última década los países en desarrollo han vendido o cedido en arriendo 2,2 millones de kilómetros cuadrados -el equivalente a media Unión Europea- a Gobiernos y empresas extranjeros y a esas entidades con nombres misteriosos, como de corporación de película futurista, que mueven el dinero de inversores.. África, en particular, es un paraíso para estos compradores, con casos tan representativos como el de Sudán del Sur: el estado nacido el año pasado tiene el diez por ciento de su superficie en manos extranjeras.. «La tendencia actual consiste en transformar la tierra y los bosques de África en plantaciones a gran escala controladas por intereses extranjeros.. Los pequeños granjeros y los pastores locales se convertirán así en asalariados mal pagados.. Muchos simplemente se unirán a los millones de desempleados de las ciudades africanas, o probarán suerte con la emigración a Europa», resume Frédéric Mousseau, del Oakland Institute, la entidad estadounidense que ha desvelado algunos de los casos más escandalosos de lo que se conoce como 'acaparamiento de tierras'.. El punto de inflexión en este fenómeno fue 2008.. Por un lado, la crisis en el precio de los alimentos puso de manifiesto la importancia de contar con superficie cultivable: muchos gobiernos empezaron a preocuparse por el porvenir y buscaron tierras que garantizasen el suministro de productos agrícolas para su población.. Por otro, la crisis económica llevó a los inversores a tantear nuevos mercados, nichos libres de la inseguridad que se había apoderado de las finanzas globales.. A ello se ha sumado el auge de productos como el aceite de palma, que ha arrebatado al de soja el liderazgo en el consumo mundial y se utiliza como materia prima para la fabricación de biofuel.. «Todo esto, en países donde existen profundas crisis alimentarias, traerá más hambre y pobreza en todo el continente», lamenta Carlos Vicente, de la ONG Grain.. Pero no todas las tierras adquiridas se usan para cultivar: un informe realizado el año pasado por  ...   todos sus lazos con este proyecto, que ha generado una fuerte polémica en Estados Unidos, pero el trato no se ha invalidado.. La extraña cooperativa.. Los responsables del Oakland Institute también intentan que se dé marcha atrás en otro de los cuestionables negocios que han sacado a la luz: en Sudán del Sur, una firma tejana ha arrendado 600.. 000 hectáreas para el próximo medio siglo por menos de 20.. 000 euros.. Les sale a tres céntimos por hectárea, y con eso se aseguran el derecho a explotar todos los recursos, incluidos los minerales, a cambio de entregar un porcentaje de los beneficios a la cooperativa con la que han suscrito el acuerdo: en realidad, según organizaciones locales, se trata de un grupo de líderes de la zona sin ningún derecho para tomar decisiones sobre los terrenos comunales.. «El presidente Kiir ha declarado que el proyecto no debería seguir adelante si el pueblo está en contra -apunta Frédéric Mousseau-, pero el acuerdo no se ha cancelado formalmente y la gente sigue alerta».. Ya hay algún antecedente de contratos rescindidos: el más espectacular se dio en Madagascar, donde la compañía coreana Daewoo Logistics quería cultivar maíz y palma aceitera en una parcela de 13.. 000 kilómetros cuadrados, más extensa que la Región de Murcia.. La iba a arrendar por 99 años a cambio de crear empleo y construir infraestructuras como carreteras y un puerto, que al fin y al cabo le resultaban imprescindibles para exportar la producción a Corea, pero el actual presidente, Andry Rajoelina, revocó el acuerdo al subir al poder en 2009.. Los terrenos suponían aproximadamente la mitad de la superficie cultivable de la isla, aunque este tipo de transacciones no siempre se refieren a suelos explotados: en muchos casos, la falta de información sobre los límites exactos de las propiedades afectadas hace temer que incluyan también áreas vírgenes, protegidas por su riqueza natural.. China e India aparecen como las sospechosas habituales del acaparamiento de tierras, pero las investigaciones del Oakland Institute resaltan el decisivo papel que tienen Europa, Norteamérica y los fondos internacionales en este proceso.. Y tampoco es África el único 'banco de tierra' donde los inversores extranjeros están depositando sus ahorros: «Está claro que el problema no se restringe a ese continente: en América Latina, por ejemplo, es notable la ofensiva sobre Brasil, Paraguay, Argentina y Uruguay, que poseen grandes planicies fértiles -apunta Carlos Vicente, de Grain, cuyo último informe recopila cuatrocientos casos de acaparamiento repartidos por todo el mundo-.. Se trata de un fenómeno global, el 'agronegocio' se ha lanzado a ocupar territorios en todo el planeta para controlar el sistema alimentario mundial»..

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  • Title: Tanzanie: Ces Universités Américaines qui Convoitent des Terres Agricoles | oaklandinstitute.org
    Descriptive info: Tanzanie: Ces Universités Américaines qui Convoitent des Terres Agricoles.. March 20, 2012.. Slate Afrique.. De nouveaux acteurs entrent dans l’accaparement des terres arables africaines.. La rentabilité de ces placements n’en finit pas d’attirer les investisseurs.. De jeunes écoliers sur une route en Tanzanie en octobre 2007.. AFP PHOTO/Roberto SCHMIDT.. La.. Tanzanie.. ne déroge pas à la règle des pays africains qui louent leurs terres à des multinationales, dont le bénéfice est très incertain pour les populations locales.. Sauf que dans ce cas, l’investisseur étranger est d’un nouveau genre puisqu’il s’agit d’une université américaine.. En effet, l’.. Université de l’Iowa.. , via la firme.. Agrisol Energy.. et sa filiale en Tanzanie, va investir ces prochaines années la bagatelle de 700 millions de dollars pour la location de plus de 300.. 000 hectares de terres et une production agricole largement destinée à l’exportation.. La Tanzanie n’est pas le seul pays concerné puisque l’.. Éthiopie.. , le jeune.. , ou encore le.. Mozambique.. sont également prisés par d’autres universités US, telles.. Harvard.. ou.. Vanderbilt.. Les conditions de locations sont très avantageuses, souvent pour un bail s’étendant sur 99 ans, et dans le cas du Mozambique avec une exonération de taxes sur 25 ans.. Les universités américaines utilisent les hedges funds(fonds de recouvrement) pour placer leurs capitaux dans les terres arables africaines, où le retour sur investissement est estimé à 25%.. A l’heure de la crise financière mondiale, ces placements à long terme et sûrs aiguisent les appétits et devraient se multiplier au cours de la décennie.. Le deal entre la Tanzanie et Agrisol est celui qui a fait le plus de bruit.. Surtout depuis les révélations faites l’an passé par l’.. , un centre de recherche américain indépendant.. La presse tanzanienne, dont la liberté d’expression a pu être observée au.. dernier classement.. de Reporters sans frontières (34e rang mondial devant la France), s’est saisie de l’affaire.. Les gros titres tout comme l’épanchement  ...   de 160.. 000 fermiers.. La plupart sont arrivés du.. Burundi.. au début des années 1970 fuyant la guerre et ont obtenu la nationalité tanzanienne en 2010.. «Nous sommes contre la volonté du gouvernement de prendre les terres de pauvres fermiers sous prétexte de créer des emplois et de résoudre le problème de pénurie alimentaire», disent-ils, soulignant que la Tanzanie ne souffre pas de manques de nourriture mais plutôt d’infrastructures nécessaires à la bonne distribution dans l’ensemble du pays.. Fin décembre 2011, les déclarations de l’ambassadeur des.. États-Unis.. en Tanzanie ont de nouveau échaudé l’opposition, celui-ci vantant le renforcement de la sécurité alimentaire du pays avec un tel projet.. S’il est bien écrit sur le site Internet d’Agrisol Tanzanie que la production bénéficiera à la population, il faut surtout y lire la superficie allouée : moins de 5% des 300.. 000 hectares….. «Hommes d’affaires à l’intégrité douteuse».. L’Oakland Institute, de la plume de son directeur Anuradha Mittal, n’a pas manqué de le souligner à nouveau dans un communiqué envoyé à l’ambassadeur fin décembre:.. «Nous avons été choqués de constater qu'un membre de l'administration Obama approuve un projet qui va déplacer et détruire les moyens de subsistance de plus de 160.. 000 Africains pour accueillir des investisseurs, dont des politiciens et des hommes d'affaires américains et tanzaniens, à l'intégrité douteuse.. ».. Au-delà du soutien de l’ambassadeur américain, ils sont de plus en plus nombreux, à l’image de l’Oakland Institute, à pointer la connivence entre les autorités tanzaniennes et les investisseurs de l’Iowa.. Si c’est bien au retour d’une visite aux États-Unis du Premier ministre tanzanien Mizengo Pinda que les accords ont été signés, ceux-ci concernent des terres situées dans les régions enclavées de Kigoma et de Rukwa, d’où est originaire M.. Pinda, en bordure du lac Tanganyika.. Ce qui pourrait expliquer, selon l’opposition tanzanienne, la rapidité avec laquelle les accords furent signés et les conditions plus qu’attractives de prêt des terres..

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